17/05/2017

LOI SCELLIER BBC en détail

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Depuis 2010, la réduction de la consommation de l'énergie est devenue une orientation majeure de l'état. C'est pourquoi, le gouvernement a recentré le dispositif Scellier autour de critères écologiques en privilégiant les logements BBC (Bâtiment Basse Consommation) pour une obtenir une réduction plus avantageuse. Et cela afin d'encourager la construction de logements à faibles besoins énergétiques respectant le label "bâtiments de basse consommation énergétique" (BBC).  En effet, les logements BBC sont susceptibles de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

REDUCTION D’IMPÔTS Scellier BBC :

  • 2011 : l’achat d’un logement BBC destiné à la location permet une réduction d’impôt de 22% ;
  • 2012 : l’achat d’un logement BBC destiné à la location permet une réduction d’impôt de 18%.

 

CONDITIONS de la loi Scellier BBC :
Comme pour la loi Scellier classique, il est important de respecter les conditions suivantes pour bénéficier de la réduction d’impôt Scellier BBC
-    Vous achetez un logement respectant la norme BBC dans la limite de 300 000€ (plafond maximum sur lequel sera calculé le montant de la réduction d’impôt)
-    Vous vous engagez à mettre en location le logement nu pendant  9 ans
-    Le logement acheté doit être situé dans des zones géographiques se caractérisant par un déséquilibre entre l’offre et la demande de logements. La liste des communes concernées est répartie en 3 zones: zone A, B1 et B2.
-    Vous devez respecter le plafond de loyer au m² qui est déterminé selon la zone géographique et fixé par décret. Le loyer ne doit donc pas dépasser ce plafond.

Dans la mesure  où ces taux de réduction très avantageux sont réservés aux logements consommant peu d’énergie, selon loietdroit.wordpress.com il  est important pour vous de connaître les différentes caractéristiques d’un logement BBC.

La première caractéristique d'un bâtiment basse consommation (BBC) est de réduire au maximum ses besoins en énergie. Chauffage, ventilation, éclairage, production d'eau chaude, etc. : chacun de ces éléments doit contribuer à faire de cette habitation : un logement économe d’un point de vue énergétique.

Un Bâtiment Basse Consommation (BBC) devra ainsi présenter une consommation en énergie primaire inférieure ou égale à 50kWh par mètre carré et par an. Actuellement, un logement classique affiche une consommation avoisinant les 300 kWh / m² / an, notamment s'il s'agit d'un bien immobilier ancien.

Le secteur du bâtiment contribue de manière non négligeable à l’émission des gaz à effet de serre et donc à l’accroissement du réchauffement climatique. Devant un tel constat,  il est devenu indispensable pour les pouvoirs publics d’intervenir et de prendre des mesures pour limiter ces incidences.

22/11/2014

On découvre 12 milliards de barils par an.

 Le monde va-t-il bientôt manquer de pétrole ?



Tout dépend de ce que vous entendez par «bientôt». Des décennies passeront avant que nous ayons de véritables difficultés à honorer la demande de pétrole. Jusque bien après 2020, l'offre continuera d'augmenter suffisamment. Il n'y aura pas de rupture brutale. Nous atteindrons plutôt un plateau de production qui s'étendra sur une période au cours de laquelle l'extraction de nouvelles quantités sera beaucoup plus ardue, ce qui changera fondamentalement toute l'équation offre-demande.



Tout le débat actuel porte sur les fameuses capacités supplémentaires que les pays producteurs sont supposés avoir. Elles existent, oui ou non ?



Aujourd'hui, les capacités supplémentaires sont réelles mais elles sont obtenues plus par une meilleure technique d'extraction des champs existants que par la découverte de nouveaux champs. Par exemple, l'imagerie sismique qui permet de bien mieux visualiser la forme et les dimensions exactes des champs. Les puits horizontaux rendent possible la récupération de quantités qui auraient été perdues autrefois. La technique consistant à élargir les puits existants est également prometteuse.



Si l'offre n'est pas un problème, pourquoi le baril bat-il chaque semaine de nouveaux records ?


Ce n'est pas la quantité de brut disponible qui pose problème, c'est la qualité de l'offre supplémentaire que l'on peut espérer.


Cette année, la capacité de production quotidienne mondiale est d'environ 87 millions de barils, mais en termes réels nous produisons 84 millions de barils. En cas de crise, par exemple une grève au Venezuela ou au Nigeria, ou un typhon dans les Caraïbes, un pays comme l'Arabie saoudite peut mettre sur le marché 3 millions supplémentaires mais c'est un pétrole lourd, cher et compliqué à raffiner, que le marché n'aime pas. Il veut du léger facile à transformer. Voilà pourquoi l'Arabie saoudite a promis de mettre sur le marché plus de cette sorte de brut. Par ailleurs, du «light» découvert au large du Nigeria sera disponible dans deux ou trois ans. En Angola, Exxon commence cette année à exploiter le champ Kizomba-B. Et puis le pétrole de la mer Caspienne montera en puissance au cours des dix prochaines années. La frustration du marché est donc temporaire.



Depuis vingt ans, certains observateurs nous alarment sur le «point de déclin», ce moment où la moitié du brut existant aura été consommé. Est-il proche ?


Ces prophètes de malheur affirment que nous avons déjà extrait 50% de tout le pétrole de la planète. Le Cera pense pour sa part que nous avons sans doute extrait seulement 30%, non pas du total, mais des réserves prouvées.


Nous sommes donc loin de ce «point» fatidique, d'autant plus que nous allons encore trouver du pétrole. Par l'exploration, nous découvrons environ de douze à quinze milliards de barils par an. Certes ces découvertes étaient presque deux fois plus élevées à la fin de la décennie précédente, sans parler des fastes années 60.


Pourquoi ce ralentissement ?


Le monde ne dépense pas assez en exploration, tout simplement parce que le brut continue à sortir des puits existants et que les compagnies s'en contentent.